Séance du 29 janvier 2025
Vœux déposés par les élu·es du groupe les Écologistes :
01 – Intervention de Joëlle MOREL sur le territorialisation des politiques municipales pour une Ville du quart d’heure (DDCT 39 Acte 2)]
C’est avec grand intérêt que le groupe écologiste a pris connaissance de l’acte 2 de la territorialisation des politiques municipales qui permet d’aller un peu encore plus loin dans la concrétisation du renforcement des pouvoirs des Mairies d’arrondissements et de la ville du quart d’heure.
Si globalement nous nous félicitons de cette démarche qui doit donner plus de responsabilités et d’autonomie aux arrondissements, et qui demande une grande évolution culturelle de l’administration parisienne, je me permettrai de revenir sur cinq points pour demander des explications et faire des propositions.
1· Quel Bilan ou évaluation de l’ Acte 1 ?
Tout d’abord l’acte 1 du Pacte parisien de la proximité, adopté à l’automne 2021, a permis de développer de nouvelles démarches et nouveaux outils. Il semblerait qu’un processus pour engager une évaluation de l’acte 1 ait eu lieu. Nous regrettons que l’ensemble des élu-es n’ai pas été associés à cette évaluation. Est-ce que cette évaluation a donné lieu à l’élaboration d’un document au sein de chaque arrondissement ? Et pouvons-nous le procurer ?
2· Création de poste de : Responsable de l’entretien des quartiers
Nous saluons en particulier les pouvoirs donnés aux arrondissements concernant l’entretien de l’espace public (potelets, passage piétons nids de poule …) qui permettent d’agir localement , ainsi que la mise en place des équipes « Urgences propreté » qui permettent d’être réactif.
Des nouveaux postes vont être crées nommés « Des responsables de l’entretien des quartiers », rattachés au maire d’arrondissement. Il est annoncé que 35 premiers responsables de quartier seront affectés dès 2025 sur 35 quartiers les plus prioritaires. Le 11e sera-il concerné ? quels seront les quartiers qui seront prioritaires ? Quartier Politique de la Ville ? la Roquette ?
3· Meilleure suivi de l’ Urgence sociale
Nous saluons également la territorialisation de « l’urgence sociale » qui permet en particulier un suivi régulier, personnalisé des personnes qui sont malheureusement à la rue, à travers la mise en place de «cellules de veille sociale ». Il est mentionné que les centres d’hébergements implantés dans les arrondissements devront prendre en charge les situations priorisées par les cellules de veilles sociales.
Est-ce que dans le 11e, cet objectif est-il réalisable ? Pouvons-nous avoir des éléments chiffrés pour suivre ce travail ? Les habitant·es du 11e et en particulier les personnes engagées dans les conseils de quartier, solidaires, sont fortement engagées sur cette thématique. Il serait important de les y associer.
4· Possibilité de mener des études locales : commercialité et environnementales
L’objectif de territorialiser les données municipales est ambitieux et combien nécessaire.
Avoir accès à des données propres d’un arrondissement et mener des études pour répondre localement aux demandes des habitantes en ayant la possibilité d’identifier les contraintes et les opportunités d’un territoire est une belle perspective.
Ainsi j’ai découvert à la lecture de ce document que nous pourrons réaliser deux études de commercialité sur une thématique et/ou un quartier. Ces deux études seront-elles annuelle ? les élu-es d’arrondissement auront-ils / elles la possibilité de proposer des thématiques sur la commercialité » ?
De même pour des études locales environnementales. Combien pouvons-nous en mener par an ?
5· Et la territorialisation de la direction de l’attractivité et de l’emploi ?
Si nous apprécions les démarches de territorialisation de nombreuses directions (la sécurité, la culture, le sport, la jeunesse, le logement et l’habitat) nous notons cependant que la direction de l’attractivité et de l’emploi n’est pas mentionnée. Je rappelle que les commerces de proximité sont des acteurs essentiels de la vie d’un quartier et de la ville du quart d’heure. Et je me permets de vous partager le souhait qu’un travail soit entrepris pour que le GIE Paris commerce se territorialise au sein des arrondissements.
Hier est sorti dans la presse une étude de la cour des comptes sur les terrasses des commerces dans l’espace public et nous mesurons à travers ce rapport , combien ce sujet des terrasses dans l’espace public doit être aussi beaucoup plus territorialisé.
02 – Le groupe des élu·es écologistes a voté contre la délibération qui prolonge le mobilier urbain d’information. Malgré ce vote contre, la délibération a été adoptée par les autres groupes de la majorité. Voici l’intervention d’Alexandre VISCONTINI [adopté]
Nous allons voter contre cette délibération pour 3 raisons :
La 1ere raison, c’est la publicité et l’appel à la consommation.
Promouvoir la consommation dans l’espace public par l’intermédiaire de publicité nous semble aller à l’encontre de la nécessité de réduire la surconsommation à laquelle nous sommes confrontés, notamment dans le domaine du textile, et à laquelle nous devons répondre en allant vers une économie plus circulaire… Alors pourquoi invite-t-on les parisien·nes à consommer + en installant ces mobiliers urbains dans l’espace public ?
J’ai bien compris qu’une part significative des informations sur les panneaux sera concentrée sur la communication de la Ville de Paris mais il nous apparaît que la ville dispose d’autres moyens pour communiquer auprès des habitant•es et cette communication ne mérite pas qu’on alourdisse ainsi notre impact environnemental.
La 2e raison, c’est la mobilité.
Installer des panneaux dans l’espace public, alors qu’il est déjà très restreint, et que nous cherchons à le reconquérir et à le végétaliser, cela nous semble aller à l’encontre du plan piéton et d’une exigence qui doit nous réunir pour un espace public accessible à toutes et tous, et en particulier pour les personnes à mobilité réduite
Enfin, la 3è raison, je la porte avec ma casquette de conseiller délégué à l’économie circulaire.
Je n’ai vu dans l’exposé des motifs aucune exigence ni aucun engagement sur l’éco-conception de ces panneaux, et encore moins sur le réemploi ou le recyclage de ces matériaux.
Pour toutes ces raisons, cette délibération nous semble aller à l’encontre du plan climat et du plan de réduction des déchets que nous avons toutes et tous adoptés en fin d’année dernière. Et ce n’est pas la redevance espérée (26M€/ an) qui doit nous faire dévier de nos engagements et de nos principes.
Au moment où nous sommes dans une période d’urgence écologique, nous ne comprenons pas le sens de cette délibération.
Nous voterons donc contre cette délibération.